Il y a un siècle, les JO entraient dans l’ère du sport spectacle. Après trois décennies de tâtonnements, l’événement consacrait la montée en puissance médiatique et économique des compétitions sportives. Même si l’idéal originel de l’olympisme n’en est pas sorti indemne.
Illustration : Ezgi Arslan
Pour le baron Pierre de Coubertin, le choix de Paris pour accueillir les Jeux olympiques de 1924 a un goût de revanche. La première visite de l’événement dans sa ville natale, un quart de siècle plus tôt, avait en effet tourné à l’humiliation pour le père des Jeux modernes. Alors que leur toute première édition, à Athènes en 1896, avait rencontré un vrai succès populaire, les épreuves de Paris 1900 s’étaient noyées au milieu du riche programme de l’Exposition universelle, qui avait alors fait briller la Ville lumière en célébrant le progrès scientifique et industriel. Coubertin espérait que la popularité colossale de cet événement rejaillirait sur ses Jeux. Mais les organisateurs de l’Exposition, s’ils consentirent à intégrer la deuxième olympiade aux réjouissances, ne firent guère4555