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Portrait

Mélenchon : 1/4 Saint-Just, 3/4 Jaurès

Par Éric Fottorino
Pour le candidat du Front de gauche, la social-démocratie ne vaut guère mieux que le libéralisme. Le grand air de la révolution ne lui fait pas peur. Il l’entonne volontiers avec Saint-Just, Jaurès et les révoltés sud-américains. Sommes-nous avenue de la République, au siège du Front de gauche, ou en Amérique latine ? Dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon trône sa photo avec Lula. Son œil brille quand il évoque l’ancien syndicaliste du Parti des travailleurs, qu’il fit venir à Bordeaux en 2002, avant le premier tour de la présidentielle, pour soutenir Jospin. « Lionel l’ignora, regrette-t-il encore. Il le prenait pour un trotskiste échevelé. » Et de citer l’ex-candidat socialiste, qui, à l’image du PS, n’aurait pas compris que les révolutions sud-américaines représentaient le premier contre-choc de la vague libérale. « C’est une grande force qui va mais elle ne sait pas où elle va », minimisait Jospin. Mélenchon n’a pas oublié. Ce mouvement protestataire né dans « l’arrière-cour » des États-Unis, il l’a observé, scruté, disséqué, pour y voir le précurseur des révolutions arabes, l’inspirateur des indignés, la preuve par le rassemblement des gauches que la révolution citoyenne est en marche.

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