Fin de vie, constitutionnalisation de l’IVG : les deux marqueurs de la politique d’Emmanuel Macron en 2024 soulignent combien, au-delà des mises en scène habituellement prisées des acteurs politiques, le corps demeure au centre du débat.
Illustration : Victoire Gazzola
Il est remarquable que les deux marqueurs du règne d’Emmanuel Macron, cette année, aient été d’un côté la constitutionnalisation de l’IVG, de l’autre la loi sur la fin de vie. Autrement dit, deux actes politiques qui concernent le corps, et plus précisément le corps propre. Décidément, le Président aura passé ses quinquennats à réglementer le droit des corps, du confinement à l’accompagnement vers la mort. Il aura aussi été le président des Jeux olympiques, où les corps font étal de leurs performances à travers une compétition qui se veut néanmoins rassembleuse et qui aurait vocation à faire corps, à l’heure où la société se délite, se désagrège, se fragmente : la concurrence comme lien, un vrai projet libéral. Accessoirement, il aura également mis fin à l’école qui4555