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Débat

"Si le Sénat basculait, cela donnerait un très mauvais signal pour 2012"

Interview de M. Gerard Larcher, Président du Sénat. Par Ludovic Vigogne
Gérard Larcher, vous dîtes être certain que le Sénat restera aux mains de la majorité le 25 septembre. C’est du « wishful thinking »? Je ne suis pas un adepte de la méthode Coué, mais un fervent partisan d’un bicamérisme raisonné. C’est pourquoi je vous rappelle que les contours de la majorité sénatoriale sont plus larges que ceux de la majorité présidentielle. Elle va du Modem à la droite libérale, en passant par des personnalités indépendantes. Elle correspond à la réalité de l’engagement des élus locaux. Sachez que 50 % d’entre eux n’ont pas de choix politique a priori. La grande majorité des grands électeurs sont de tradition modérée. C’est pourquoi je suis serein et continue à penser que cette majorité sénatoriale, même réduite, se maintiendra. Envisageons quand même le scénario inverse. Quelles seraient les conséquences politiques et institutionnelles d’un basculement du Sénat à gauche? L’alternance politique dans une démocratie est normale et naturelle. Les conséquences institutionnelles ne seraient donc pas majeures car la Constitution de la Ve République définit clairement le rôle de chacune des grandes institutions. Pour autant, d’un point de vue politique, comme je l’ai déjà exprimé, ce serait un très mauvais signal pour 2012. Ceci dit, votre question me paraît relever de la politique-fiction !

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