Gérard Labriet / AFP

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Il est aujourd’hui la locomotive de l’économie française et facilite le quotidien des Français qui ne peuvent désormais plus s’en passer. Difficile aujourd’hui pour un candidat de ne pas afficher d’ambition numérique dans son programme pour 2014.
Un chiffre : avec 5,5 % du PIB et 450 000 emplois directs ou indirects créés d’ici à 2015 (« L’impact d’Internet sur l’économie française » – McKinsey 2011), le numérique est tout simplement devenu la locomotive de l’économie française. Les élus pourront-ils l’ignorer ? La campagne des prochaines élections municipales apportera une première réponse. Déjà, la couverture numérique (3G, 4G, fibre optique) arrive dans le Top 5 des préoccupations des Français, selon une enquête réalisée par l’institut CSA (rendue publique le 18 octobre). Les questions liées au numérique arrivent juste derrière les impôts locaux (44 %), la lutte contre la délinquance (35 %), le stationnement et la circulation (28 %) et l’accès au logement (23 %). Selon cette étude, près de neuf Français sur dix (88 %) se disent ainsi « prêts à utiliser les services numériques pour leurs démarches administratives et l’accès aux services municipaux ». Les Français souhaitent donc que les investissement publics répondent à leurs attentes numériques. Qu’en est-il aujourd’hui ? À voir la répartition des projets numériques dans les villes, on peut considérer, selon les chiffres du baromètre Syntec Villes numériques 2013, qu’il s’infiltre partout, et notamment dans les loisirs (16 %), les transports (15 %), et l’e-citoyenneté (15 %). Arrive ensuite l’éducation (12 %). Sur ce dernier point, la France est à la traîne, selon l’OCDE : elle est classée 24e sur 27 en Europe. Elle ne met à disposition qu’un ordinateur pour… 10 élèves dans les écoles élémentaires (1 pour 5 en collège et 1 pour 2,7 en lycée). Enfin, le rapport de Claudy Lebreton (« Les territoires numériques de la France de demain ») donne d’autres éclairages sur le caractère incontournable du numérique, pour les villes : il constitue le 3e critère d’attractivité pour les investisseurs, derrière les ressources humaines, et les transports.

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