Qu’ont en commun Jordan Bardella, Viktor Orbán, J. D. Vance et bien d’autres ? Leurs attaques contre l’État de droit, qui constituent le début d’une dérive illibérale. Au fondement de la démarche de ces personnages, la conviction selon laquelle seule compte la souveraineté du peuple. Ce qui constitue un dévoiement de la théorie classique de la démocratie.

Illustration : Luca Schenardi
« C’est la démocratie française qui est exécutée », s’exclame Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à l’annonce de la peine de quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et de cinq ans d’inéligibilité prononcée par le tribunal correctionnel à l’encontre de Marine Le Pen, le 31 mars dernier, pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu RN). « La France est-elle encore une démocratie ? », demande de son côté son allié Éric Ciotti. Quelques mois plus tôt, lors de la conférence de Munich du 14 février 2025, J. D. Vance lançait : « L’une des choses dont je voulais parler aujourd’hui, ce sont bien sûr nos valeurs communes ». Et c’est au nom de ces valeurs dites « communes » que le vice-président des États-Unis s’inquiète : ce4555