Strasbourg

Strasbourg. TRIPELON-JARRY/AFP


La capitale alsacienne va lancer cet été de nouveaux aménagements cyclables, parmi lesquels un périphérique dédié. Une première en France.
« Strasbourg va un peu servir de test pour d’autres villes et agglomérations qui suivent avec intérêt la manière dont nous allons gérer ce dossier », se félicite le maire (PS), Roland Ries. « Il s’agit de mettre en place une sorte de périphérique pour vélos, avec des portes identifiées et des connexions avec des radiales, qui permettront de desservir l’ensemble du territoire en moins de 30 minutes », détaille Serge Asentio, chargé de mission auprès de la mairie. Pour la ville, l’idée est de favoriser l’usage du vélo sur des trajets plus longs, comme c’est le cas à Copenhague par exemple. Sur Strasbourg et son agglomération, 70 % des déplacements font en effet moins de 3 km, mais le vélo ne représente que 8 % de ces trajets. « On doit changer de logique », explique Alain Jund, adjoint (EELV) en charge de l’urbanisme. « Nous souhaitons par ces aménagements porter ce chiffre à 16 % à l’horizon 2025. » L’agglomération de Strasbourg, première en France pour sa politique en faveur de la petite reine, compte 560 km d’aménagements cyclables. Un réseau qui s’accroît en moyenne d’environ 10 km par an, avec pour conséquence une cohabitation parfois tendue entre piétons, cyclistes et automobilistes. Mais l’impunité dont bénéficiaient les usagers du vélo appartient désormais au passé. Depuis l’automne, le maire de la ville, en accord avec le procureur de la République, a institué des amendes minorées (45,60 euros pour un feu rouge brûlé par exemple) pour les contrevenants. En 2007, Fabienne Keller, alors maire (UMP), envisageait déjà d’adapter les sanctions à la circulation cyclable. Le modèle danois a ses limites…

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