Alors que le débat sur les PFAS oppose interdiction totale et enjeux économiques, Véronique Gouverneur a démontré que ces polluants ne sont pas « éternels ». Grâce à sa recherche innovante, elle offre une solution scientifique pour les neutraliser, tout en proposant une approche équilibrée pour éclairer les décisions publiques.

À l’heure où l’émotion s’impose comme le principal moteur du débat public, où l’intuition personnelle rivalise avec la science et les faits établis, la voix de la science peine à se faire entendre. L’esprit cartésien, fait de méthode, de clarté et de doute raisonnable semble peu à peu quitter la France. Et c’est peut-être d’Angleterre, paradoxalement, que vient aujourd’hui une lumière. Une chercheuse y incarne cette tradition chère à Pascal, Descartes ou Bachelard : Véronique Gouverneur. Une chimiste d’Oxford face à un défi planétaire Professeure à l’université d’Oxford, membre de la Royal Society, récompensée par la Medal Davy et le Prix Henri Moissan de la Fondation de la Maison de la Chimie de France, Véronique Gouverneur travaille depuis plus de trente ans sur le fluor.4555